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jeudi 1 janvier 2015

L'ami des bêtes

Quand on me dit que le thème de cette 19ème édition du rendez vous "en France aussi" est Nos amies les bêtes, c'est automatique, je pense France- bêtes- ami: Refuge de l'arche.




Le refuge de l'arche, je le connais depuis que je suis toute petite. Gamine j'ai arpenté de nombreuses fois ses allées avec mes grands parents. Mes enfants, à leur tour, ont adoré la "sortie refuge de l'arche", c'était le rendez vous incontournable de leurs vacances chez leurs grands parents. "On va chez Papidou et Mamidou? on pourra aller au refuge de l'arche, dis maman?"

Le refuge de l'arche c'est surtout une très jolie histoire, l'histoire de la vie d'un type extraordinaire, un humaniste, un passionné, un peu fou peut être, mais d'une folie jolie, l'histoire de Christian Huchedé un héros du quotidien.


Christian Huchedé aime les animaux, il connait bien les oiseaux, un jour de 1968 on lui amène un cormoran estropié par un tir de fusil. il le fait soigner. 
Dans la foulée, avec des jeunes de Chateau Gontier, il crée un club de protection des animaux. Le club "chouette".

Très vite, les gens de la région apprennent qu'un groupe de jeunes s'occupent d'oiseaux. On commence donc à amener chez Christian Huchedé des oiseaux blessés retrouvés au bord des routes. Puis, fort d'une réputation grandissante, l'inévitable devait arriver : "Par la suite, j'ai recueilli de petits mammifères et très vite s'est posé le problème des animaux qui ne pouvaient pas être relâchés à cause d'un handicap ou d'une trop forte imprégnation. Il a donc fallu prendre en charge tous ces animaux et avec les moyens du bord, nous avons construits des cages et des installations diverses dans mon jardin", explique-t-il. Après deux années d'existence, le Club Chouette était devenu une structure un peu trop petite. Les animaux blessés arrivaient fréquemment et la place commençait sérieusement à manquer, le jardin de Christian Huchedé ne pouvait plus accueillir de nouveaux pensionnaires. Le district de Château-Gontier, trouvant l'idée intéressante met à la disposition de ce qui allait devenir le Refuge de l'Arche une parcelle d'un hectare

Lorsque Christian Huchedé s'aperçut que le refuge allait devenir trop petit, il dut très vite faire appel aux élus locaux pour demander une extension. Accordée, celle-ci tardera à venir puisqu'il faudra attendre 1987 pour que l'association bénéficie d'une superficie de terrain à la hauteur de leur mission : 10 hectares ! 

Aujourd'hui, cet étonnant parc unique en France compte même parmi ses pensionnaires des fauves et de nombreux animaux exotiques, qui vivaient dans des conditions déplorables chez des particuliers ou dans des cirques. 


Il y a eu le sauvetage de ces singes sauvés d'un laboratoire. lisez ce lien


Il y a eu l'ours Miljen, rapatrié de Bosnie, repéré par un cinéaste bosniaque au cours du tournage d'un film, enfermé dans une sorte de forteresse en béton, Miljen tournait sans arrêt sur cet espace d'environ 20 m2 depuis huit ans.


Il y a eu Djina, la tigresse


C’est en 1993 qu’est recueilli Djina la tigresse. Un jour, une dame a eu l’opportunité et les moyens financiers d’acheter dans un mauvais zoo, deux bébés tigres. Deux petites femelles qu’elle a habituées à se promener en laisse. Hélas, les tigres connaissent une croissance rapide, et, à l’âge de 10 mois, leur puissance ne leur permettait plus d’être promenés en laisse. Le propriétaire qui avait faire construire un parc à leur attention, les sorti de moins en moins, puis plus du tout. Ces jouets vivants étaient devenus deux grandes tigresses adultes. Délaissées, il arrivait qu’on oublie de les nourrir. Si bien que l’une des tigresses est morte de faim. Le Refuge de l’Arche a alors été contacté pour reccueillir Djina, la suivante, qui était déshydratée. Au début de sa vie à Château-Gontiers, Djina vomissait à chaque repas car son estomac était réduit par manque de nourriture. Au bout de quelques semaines, tout allait bien et Djina a grossi de 50 kg. 

Il y a eu Deselle Alpaga aveugle

Une femelle alpaga, trouvée errante sur la voie publique dans le Gard près de Nîmes, est arrivée au Refuge en juillet 2012.
On suppose qu’elle provient d’un cirque ou d’un élevage. La cécité de l’animal a sans doute poussé son propriétaire à s’en débarrasser et à l’abandonner. Elle n’a jamais été réclamée. Son âge est estimé à environ un an, ce qui laisse penser qu’elle est aveugle de naissance.
« Lorsque la Fondation Bardot nous a demandé d’accueillir cette femelle alpaga, explique Christian Hucheé, nous avons accepté avec réserve car nous ne savions pas comment elle allait réagir sur un territoire inconnu.
Très calme, Deselle s’est laissé guider dans son parc, se mettant immédiatement à brouter l’herbe tendre en compagnie de quelques chèvres naines qui, finalement, étaient bien plus inquiètes que la nouvelle arrivante. Normalement, un alpaga mange entre deux et trois kilos d’herbe par jour. Les premiers temps, elle mangeait de plus grandes quantités, sans doute pour se remettre du voyage et des privations vécus durant son errance.

Et tellement d'autres...

Tous les animaux confiés restent au Refuge de l'Arche jusqu'à la fin de leur vie.

Aujourd'hui le refuge de l'arche c'est 1 500 animaux, Chevaux, chèvres, ours, babouins, tigres, tortues, cigognes, kangourous, singes, loups, pumas, ratons laveurs, sangliers... 15 hectares, un centre de sauvegarde et un chantier d'insertion. Les animaux sont installés dans des volières, des parcs et des îles, conçus et aménagés en fonction de leurs besoins biologiques. Yann Huchedé a pris la relève de son père à la tête du parc et du CEPAN (Club d’Etude et de Protection des Animaux et de la Nature) dont le large comité d'honneur est présidé par Myléne Demongeot.
C'est un endroit unique en France, c'est à Chateau Gontier et tout ça est parti de la volonté d'un homme:

"Quand j'ai fondé le Refuge, je voulais faire racheter la bêtise humaine"

Christian Huchédé




informations ICI

sources photos et infos  refuge-arche.org et ouest france

Cet article participe au rendez-vous mensuel « En France aussi » initié par  Voyage FémininLa Terre sur son 31 et Le coin des voyageurs.
et de trois! :)

dimanche 2 novembre 2014

Pornic, son château...


Pour ce 16 ème rendez vous " En France aussi" le thème proposé est " légende et lieux mystiques".
De mystique à mythique pour moi il n'y a qu'un pas, et quoi de plus mythique pour une pauvre pornicaise exilée que le château de Pornic. 
Pornic, son vieux port, ses plages et criques et surtout son château avec sa fière silhouette se posant en vigie au dessus de l'eau. A ses pieds le ponton promenade, les bateaux. En face l'anse aux lapins, Gourmalon, plus loin la Biro, la Bouti, crève coeur. Ma vie d'avant.




J'ai demandé à Chistophe Houdart de me "prêter" des photos du château, je savais que son oeil avisé saurait capter la magie de Pornic. Il m'a dit " sers toi", je me suis servie. Merci Christophe.

Pornic 10 000 habitants l'hiver, 100 000 l'été. Vous êtes déjà peut être venu à Pornic, vous connaissez donc son château mais connaissez vous son histoire, sa légende?

Notre joli château avec ses tourelles délicates n'a pas toujours eu cette architecture gracile et cet aspect paisible. Il a été le théâtre d'une des légendes des plus sordides de l'histoire de France.

Le château de Pornic est l'un des châteaux de barbe bleue.

Au XV ème siècle le château est propriété de Gilles de RaisSa famille était l'une des familles les plus riches du duché de Bretagne et de France. Ce compagnon de Jeanne d'Arc, fait Maréchal de France, mène grand train au retour de la guerre, offre des fêtes somptueuses en ses châteaux. Dans le même temps des centaines d'enfants disparaissent mystérieusement des alentours des propriétés de Gilles de rais... 

On connait la suite: Un personnage d'une cruauté sans pareil, un procès canonique, l'hérétique Gilles de Rais avouant devant les hommes ses évocations de démons et les tortures infligées à plusieurs centaines d'enfants...

Charles Perrault s'inspirant sans doute, peut être, mais c'est pas sûr, de Gilles de Rais pour écrire son conte "la barbe bleue". 
Mais d'où vient cette barbe bleue? J'ai passé ma soirée entre Ruquier, Gilles de Rais, Caron et Obispo potes comme cochons, la société des légendes celtiques, wiki et autres, à fouiller le net pour trouver des parallèles entre Gilles de Rais et Barbe bleue. L'histoire historique et moi... Bref personne ne sait à quoi ressemblait vraiment le Gilles l'affreux. En dehors d'un vague et très contestable "doté d'une barbe noire avec des reflets bleus contrastant avec ses cheveux blonds" 
Et puis, alléluia, j'ai trouvé ceci « ...le rapport entre Gilles de Rais et Barbe Bleue ». Le réalisateur ( Eric Dick réalisateur d'un docufiction sur G De Rais) est alors catégorique : « Aucun ! C'est une grosse erreur ». Un fréquent amalgame entre cette figure historique et le personnage mythique de Barbe Bleue est survenu dans certaines versions du conte de Charles Perrault. Par contre, pour Eric Dick, une autre explication a plus sa place dans ce surnom attribué à Gilles de Rais. « Le cheval de Gilles de Rais était de race barbe, et comme il était caparaçonné de bleu, les gens disaient, en le voyant arriver, c'est barbe bleu. Pour moi, ça va nettement mieux comme explication que le conte de Perrault 

Moi aussi Dick, et avec tout ça j'ai bien envie de voir ce reportage tourné en partie à Pornic.

Une dernière chose, vous pouvez continuer de manger goulûment vos glaces de la fraiseraie, bien installés, au soleil, sur le mur de la lèche, à l'abri du château, sans craindre une apparition maléfique, il n'y a pas de preuve que Gilles de Rais ait jamais séjourné à Pornic.
 Le château lui appartenait c'est tout ;)

Cet article participe au rendez-vous mensuel « En France aussi » de  Voyage FémininLa Terre sur son 31 et Le coin des voyageurs





mardi 30 septembre 2014

moi je suis soupe au lait, et vous?


Elles ont dit: "Racontez nous les spécialités culinaires de nos régions".
"les" spécialités!

 Tsstss les filles, là c'est pas du jeu,vous ne pouvez pas me faire ça. 
A la limite, vous m'auriez dit "une" spécialité, je crois que j'aurais pu me contenir, mais LES spécialités... vous ne vous rendez pas compte. Dans ma tête de bec sucré ( et salé, je ne suis pas sectaire) une spécialité en appelle une autre.

 Je passe du calisson d'Aix au massepain de Saint-Léonard-de-Noblat, du Pommé de chez Mahérault au Cardinal de chez Thoueille, du rougail saucisse à la blanquette de maman, des moules Papagayo à la galette saucisse... au chemin de fer, au macatia, au foie gras, au comté, aux financiers, aux bananes flambées, aux berlingots, aux bouchons porc combava, au ti bielle, aux ouassous, au boeuf bourguignon, au gâteau patate, à la pipérade, aux gougères de jean Claude, à la galette pomme andouille du petit Nice...ahhhh je suis en hyper salivation.
peux plus parler geu baaave.

voilà c'est ça mon problème, chaque plat m'en rappelle un autre.
 Et pire! je me rends compte que ce n'est pas tant le goût de chacun qui me revient en mémoire, même si ils représentent tous des expériences de plaisir gustatif, ce qui est important pour moi c'est l'histoire qu'ils racontent, le lieu, les amis, la famille, l'occasion...des instantanés de vie.

Chaque plat va avec un "tu te souviens?"
 "tu te souviens de ce resto à Marie Galante où on avait mangé des ouassous et cette purée de patates douces à tomber sur le cul?"
 "tu te souviens des gâteaux que Grand Père et Grand Mère prenaient chez Thoueille pour les anniversaires? le cardinal".
 "tu te souviens des galettes saucisses du marché le jeudi midi et des gâteaux secs que papa achetait à ce marchand sous les halles, des dizaines de grandes boites en fer garnies de petits gâteaux?....
Nostalgie. 
peux plus écrire j'ai 5 ans.

Mais bon j'ai promis de jouer le jeu des spécialités culinaires de nos régions, il va falloir que je choisisse dans quelle région je veux vous emmener.

Je commence par le commencement? Là où je suis née?
Je suis mayennaise. Castrogontérienne même ( et ouais! un carambar à celui qui trouve où je suis née) et j'ai toujours entendu dire que la spécialité de la Mayenne c'était...taddammm, roulement de tambour: la soupe au lait. 
Mais bon je ne sais pas si c'est vrai où si c'est mon grand père qui racontait ça pour justifier que nous, les pingsh ( pardon grand père) on n'est pas trop trucs relevés, épicés. Des générations de pingsheurs élevés à la soupe au lait ça endort les papilles. 
Ce qui est certain c'est que la soupe au lait était servie, il y a très longtemps, dans les fermes, le soir après la dernière traite, en Mayenne, pays des vaches, comme dans toutes les régions rurales. 
Une tranche de pain rassis dans le fond d'une écuelle, arrosée d'un bon lait de ferme chaud, éventuellement du poivre, du sel, et encore c'est facultatif, et c'est tout. 
Dégustez et dodo!
J'ai lu quelque part qu'on pouvait aussi faire la soupe au cidre. Pour les jours fastes sans doute.
Il existe aussi des versions plus modernes de la soupe au lait, j'ai trouvé celle ci qui doit être pas mal du tout. 

 Il y a une autre spécialité en Mayenne mais on ne la trouve que dans la partie Mayenne Angevine. 

Oui! j'ai décidé de rester en Mayenne. Parce que si je commence à parler de Pornic et de la Réunion et de tous les autres coins où je me suis régalée on n'est pas couché. Et puis la Mayenne j'y ai vécu 18 ans et à chaque fois que j'y retourne je me dis que c'est vraiment très très beau.







source photos: page facebook de étonnante Mayenne allez y faire un tour, vous serez surpris de tout ce qu'on peut faire en Mayenne ;)

En Mayenne, il y a des champs, des bois, des vieilles pierres, des jolis villages, des petits rue sinueuses, des grandes rues, des chemins de halage, des écluses, la Mayenne ( la rivière), des bateaux pour aller sur la Mayenne, le douanier Rousseau, Robert Tatin, le mont des Avaloirs, la cité gallo romaine de Jublain, les Emmaüs de Viliers Charlemagne, Le refuge de l'arche, Sainte Suzanne ( un des plus beaux villages de France), les chocolats Réauté, l'abbaye du port salut ( oui oui le from).... et...et le pâté aux prunes. 

Alors ça!, ça c'est de la bombe de gâteau.

Pour tout vous dire, je voulais en faire un pour l'occasion, mais autant je bouffe et je suis gourmande, autant la cuisine et moi... 
Et puis, de toutes façons c'est meilleur sorti de chez le boulanger.


Le pâté aux prunes c'est des reines claudes enfermées dans une pâte dorée. C'est plein de jus, c'est sucré par la pâte et acide par les prunes. C'est juste la perfection.

Sur le net vous trouverez des recettes de pâté aux prunes MAIS attention! N'est pas pâté aux prunes qui veut!

Le pâté aux prunes se fait avec des prunes vertes! et non dénoyautées!! 
Non mais!!! Sans les noyaux c'est plus un pâté aux prunes c'est une tourte à la compote de prune c'est tout. 
Le pâté aux prunes ne se fait pas avec une pâte brisée.
 Non mais!!! Il se fait avec une pâte spéciale, mi brisée, mi briochée, mi sucrée ou un truc dans le genre. (la pâtisserie et moi: cinquante douze) ( les maths aussi)
Et on ne rajoute pas des grains de sucre sur la pâte ou une boule de glace vanille. Hérésie! le pâté aux prunes se suffit à lui même.

Mais alors c'est bon, mais c'est bon...

peux plus parler geu baaave

Cet article participe au rendez-vous mensuel « En France aussi » de  Voyage Féminin, La Terre sur son 31 et Le coin des voyageurs 


dimanche 1 juin 2014

la pointe Saint Gildas. Eperon rocheux ouvert sur le large...et le Lancastria

 Sylvie, Nath et Christelle nos trois blogueuses voyages instigatrices du rendez vous, en France aussi, nous ont proposé ce thème: site naturel, pour cette nouvelle édition.
j'avoue avoir eu un peu de mal à trouver mon idée d'article. Site naturel...Voyons, voyons...Forcément,le premier qui me vient à l'esprit est le volcan et puis les cirques et remparts de la Réunion, mais je vous en ai déjà parlé ici et ici.
Heureusement Sylvie, toujours prévenante, en nous faisant une petite piqûre de rappel de l’événement, nous a donné un lien Liste de sites naturels de France/ wikipédia
Je passe la liste en revue et... Eurêka! La pointe saint Gildas


 Notre bol d'air favori. 
Les jours de tempête, la houle qui vient se briser avec fracas sur les rochers, les gerbes de vague qui montent si haut, l'écume qui roule sur la lande, le vent fort contre lequel il faut lutter pour avancer... mais aussi les promenades estivales entre Préfailles et la pointe, la pêche aux balleresses dans les rochers, les jolies maisons qui bordent le sentier des douaniers, les surfeurs de la plage sainte marguerite, les pécheurs installés sur la digue ( magnifiques photos ici ) les gaufres à la chantilly du resto de la pointe...souvenirs de notre douce vie Pornicaise.


crédit photo http://autourdepornic.eklablog.com/la-pointe-st-gildas-4-a41769915



Sauf que voilà je n'ai pas de photos de la pointe. Ou plutôt, j'en ai plein, avec la bouille de mes enfants en premier plan, le sourire de mon chéri, les éclats de rire de ma sœur et de son homme, les pitreries des potes... Rien que je puisse partager ici. 
On n'était pas très photos paysages à l'époque. Quoi que, je me souviens d'un après midi où Eric, subjugué par la beauté des vagues, avait mitraillé le temps d'une marée montante un rocher. Résultat: Deux pellicules de photos ratées, une centaine de francs envolés au développement, et une évidence: mon (futur à l'époque) mari n'est pas photographe.
Qu'à cela ne tienne, je vais piller google image pour vous montrer ce site naturel, deuxième site touristique de Loire Atlantique. 

Premier constat les internautes sont sans doute trop subjugués par la beauté du lieu pour penser à prendre des photos, pas grand chose à se mettre sous la dent.
Si ce n'est ce blog, incroyablement doté de photos à couper le souffle, où on retrouve toute la magie, l'ambiance de la cote de Jade. Je vous invite à le parcourir: autour de Pornic. Gros gros coup de coeur! Chapeau au photographe, cette série de photo de surfeurs Préfaillais m'a instantanément transporté sur la pointe.

Et puis... d'images en images "googueliennes" je suis arrivée sur un autre site. l'histoire du lancastria


Comment ne pas parler de cette tragédie quand on évoque la pointe Saint Gildas?
Monsieur Yves Beaujuge a fait un travail magnifique, il a récolté des dizaines de témoignages répertoriés sur son site.

On a tous en tête l'histoire du Titanic ( 1500 morts) mais combien d'entre vous connaissent celle du Lancastria?

Juin 1940, la France est en passe de perdre la guerre. Le Lancastria, ancien navire de croisière, a été réquisitionné pour le transport des troupes et notamment pour évacuer pendant la débâcle les soldats britanniques au départ de Saint Nazaire. L'armée britannique avait pour objectif d’évacuer un maximum de militaires et civils. A Bord du Lancastria 7000, 8000 voire 9000 personnes selon les témoignages, énormément de femmes et d'enfants.
Très vite, au sortir de l'estuaire, le bateau est pilonné par l'aviation allemande. Le lancastria coule en moins de 30 minutes. 5700 morts officiellement, peut être 7000. Les récits des survivants et des témoins habitant Préfailles sont abominables. Des gens qui se battent pour monter sur les canots, L'aviation allemande qui continue le massacre, en mitraillant les rescapés et en tentant d'enflammer le mazout qui recouvre la mer avec des bombes incendiaires.
 Des corps sont arrivés, cet été là, partout sur la côte, la Pointe de Saint Gildas, la baie de Bourgneuf, Noirmoutier, l'île d'Yeu, jusqu'à Piriac.
C'est une des plus grandes catastrophes maritimes de l'histoire. 

 L'épave repose par 20 mètres de fond environ et est répertoriée sur les cartes marines 47°08 N, 2°20 W, au large de la Pointe saint Gildas. Elle est officiellement reconnue comme tombe de guerre.

Je viens de passer quelques heures à lire les récits des témoins sur le site. J'ai la nausée. 

"Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre."
Winston Churchill


 Cet article participe au rendez-vous mensuel « En France aussi » de  Voyage Féminin, La Terre sur son 31 et Le coin des voyageurs. Retrouvez sur leur blogs toutes les participations.
un grand merci à Christophe Houdart pour m'avoir autorisé à utiliser ses photos. En espérant qu'il nous rejoigne sur ce rendez vous très prochainement.



mercredi 30 avril 2014

Sur les chemins du Piton de la Fournaise


Donc! Aujourd'hui 1er mai, les 3 blogueuses-voyage instigatrices du rendez vous balades&nous ont décidé de nous emmener sur des chemins de randos.

Ma plus belle rando?

 Tout le monde sait que je suis une sportive invétérée. hum hum. 
Une balade tranquilou, les mains dans les poches, les cheveux au vent légers, la clop au bec... ça, Ok. Une rando, une vraie, avec des jambes en béton armé ? De suite je suis moins emballée.
Mais ça c'était avant. Avant la réunion.
 La Réunion, the pays de la Randonnée avec ses cirques, remparts et volcan inscrits au patrimoine mondial de l'unesco.
Et à la Réunion il y a un truc  ( entre autres) à voir absolument, un truc qui culmine à  2 632 mètres d'altitude, qui gronde, qui vit, qui crache de temps en temps de la lave en fusion, le bien nommé: piton de la fournaise. 
Et ce piton se randonne!
Sportif ou pas c'est The rando. Une petite grimpette de rien du tout et promis, à l'arrivée le spectacle est époustouflant. Regardez vous même:
vue 360° du cratère (source IRT )




Et, moi, la grande sportive, je l'ai fait! Oui m'sieurs dames, j'ai fait le piton de la Fournaise!
 A peine débarqués dans notre nouveau chez nous, on s'est attaqué à ce fleuron du patrimoine réunionnais. 
On aurait peut être du attendre un peu. 

Ça commence très tôt un matin. Très tôt pour éviter les nuages qui peuvent arriver très vite. Il vaut mieux aborder le volcan au petit matin. 
Une vision lunaire, sur la route de la plaine des sables. Un long ruban tracé au milieu d'un no man's land de sable rouge. Aucune (ou presque aucune) végétation, on sent de suite qu'on arrive là où les éléments sont rois, là où l'homme est tout petit.
 Et puis on laisse la voiture, et on commence la promenade.
Au pas de Bellecombe on découvre l'enclos.

On est là sous la petite flèche rouge, vous nous voyez? On va traverser cette vaste étendue de lave solidifiée," l'enclos", et monter monter monter sur les flancs du volcan pour enfin voir ce cratère de tout en haut.


Mais d'abord il va falloir descendre. Et ça descend sec.


Depuis l'escalier, le formica leo ressemble à une petite pustule, mais à voir les petits points blancs ( les autres vaillants randonneurs) qui s'agitent autour on prend la mesure de la chose.


On est enfin dans l'enclos, c'est parti.





on approche du formica léo .On ne sait plus où regarder devant ce surprenant panorama si désert et si étrangement vivant. Tout en haut de ce cône volcanique on est happé par le spectacle alentour.

 Ouiii on l'a fait!!
Du calme les mecs! c'est maintenant que ça commence, le formica leo était un apéro, il nous reste 5-6 kms de grimpettes pour crier victoire.





Points blancs sur lave. Ou plus communément chemin balisé. il suffit de suivre les petits points, c'est pas compliqué.

Et voilà, c'est là que ça se corse, la pingshifamily ne fait jamais les choses comme tout le monde. 
Tout le monde suit le chemin balisé. Chemin qui monte lentement mais surement sur le piton. Tout le monde mais pas nous!
Il a fallu que je repère un groupe de 6 personnes qui allaient tout droit, elles, ça devait être plus court, et puis là regarde, il y a un chemin, il y a des points noirs, on a qu'à les suivre. Nan parce que là ça fait déjà 1 heure qu'on est là et il fait un peu plus frais, ce serait pas mal de couper.

Voilà! C'était l'idée du siècle. On a suivi le petit groupe de loin, les points noirs de près... et ça n'en finissait plus, à chaque fois qu'on pensait arriver plus très loin du bout on s’apercevait qu'on en était même pas à la moitié. Plus de 480 m de dénivelé dans les pattes avec une pente de 15% ( non j'en sais rien mais ce ne sont pas des lacets, ça grimpe vraiment). Je vous passe les larmes de fatigue de la grande sportive, les "j'en ai marre, j'arrête! les  "laissez moi mourrrrrir ici"
Et tout ça pour quoi? Pour arriver enfin en haut... le nez face à une pancarte:

Attention suite à l'effondrement de 2007, les bords du cratère Dolomieu sont instables, ne vous approchez pas! Risque d'effondrement.

Bouhououououhouhou sniffff snifff
Nan! Hors de question que j'avance, mais qui a eu cette idée de cinglé?

En réalité les points noirs sont les anciens points blancs de l'ancien balisage, celui d'avant 2007, avant l'énorme éruption et l'effondrement de cette partie du cratère. Ils ont juste été repeints couleur lave pour que les gens ne s'aventurent pas sur ce versant.Le nouveau chemin emmène les randonneurs de l'autre coté du volcan, sur une pente plus douce et plus sécurisée.
Ça, c'est le guide du petit groupe devant nous, en pause sandwich devant le panneau, qui nous l'a dit. On était bien péteux. Et sans ce guide c'était évident qu'on rebroussait chemin sans même jeter un oeil dans le cratère.

Ne faîtes pas comme nous. Une randonnée au volcan, au piton de la fournaise, ça se prépare. On a eu beaucoup de chance, il a fait beau toute la journée, pas un nuage, donc excellente visibilité, quand on sait que le volcan peut se retrouver dans le brouillard très soudainement....Bref!

Et puis on est redescendu, 3 heures de montée, beaucoup moins pour descendre. de vrais cabris.




Un dernier coup d'oeil avant de reprendre les escaliers.

On en parle des escaliers pour remonter au pas de bellecombe?
Non hein? Peu importe que je me sois assise sur chacune des 23 675 pµ**i* de marche, à bout de souffle, les jambes en compote. 
Peu importe. 
 J'ai des souvenirs plein la tête et même si j'ai râlé beaucoup un peu quelque chose me dit que ce n'était pas ma dernière rando à la Réunion.
Etais-je une randonneuse qui s'ignorait?



 Cet article participe au rendez-vous mensuel « En France aussi » de  Voyage Féminin, La Terre sur son 31 et Le coin des voyageurs



mardi 1 avril 2014

Masques, costumes, carnaval...grand Boucan

Elles ont dit: On compte sur vous. N'oubliez pas de nous balader au carnaval ce 1er avril.


j'ai dit: Vous voulez du costume, des masques, du festif, de la musique...? Comptez sur moi. Mais je vous préviens il va y avoir du  boucan. Et attention les yeux. C'est parti!











 Attendez.  Stop!
Mais qu'est ce que c'est? Là, derrière les danseurs? Des palmiers?

Des cocotiers madame! Des cocos de la réunion.
Le "grand boucan" c'est Le carnaval de Saint Gilles les bains, petite station balnéaire de l'ouest de l'île. 
Aux fils des ans; le grand boucan est devenu un des événements incontournables de l'année. Aussi important que le sakifo de Saint Pierre (festival de musique) la célèbre diagonale de fous ( le grand raid) ou le défilé du dipavali de Saint andré.
Boucan c'est aussi le nom d'une plage. Boucan canot. prononcez Ot ou O comme vous voulez, on vous le dira Boucan c'est le Saint Trop' de la Réunion. Enfin... tout petit le st trop péi, 3 boutiques, 4 cafés, un bout de plage, des vagues. 



Mais bien sûr, Le soleil, la douceur de vivre réunionnaise, les filaos en bord de plage.. un petit paradis, quoi.
On remet la musique?

Dès que le roi dodo pointe son nez, les percussions se mettent en route, le cortège s'étire en musique et tout le monde sourit.

Cette année là, le thème était le jeu. Le roi assis sur un rubikub avait les cartes en mains


Le dodo lé la
 A sa suite: musique


Déguisements















 sourires




 Dans la ville



Puis sur la plage


 On attend le roi dodo

jusqu'à la tombée de la nuit


De la bonne humeur en barre, une jolie journée. Et comme toujours à la Réunion le sourire. Encore et toujours le sourire Réunionnais.
C'était ma participation au rendez vous  "Balades & Nous,  En France Aussi",  des 3 blogueuses Voyage (Christelle du blog Voyage Féminin, Nath’ de La Terre sur son 31 et Sylvie de voyageuse31 ) qui (re)découvrent la richesse et la beauté de leur pays. Elles invitent chaque mois d’autres blogueurs à partager des articles sur un thème précis. ce mois ci : masques, costumes carnaval.